samedi 16 juillet 2016

Inspiration subite



Puis s'exclama, mais nous sommes de la même argile!

vendredi 13 mai 2016

La Dame en noir


À Montréal, dans le vieux quartier « La Petite Bourgogne », la rue Notre-Dame est le lieu de toutes les rencontres inusitées ces derniers temps, car, l’artère commerçante de la vieille ville, après avoir été désertée pendant près d’un demi siècle, renait presque de ses cendres. Il y eut de nouvelles constructions sur le canal et les anciens bâtiments des usines ont été rénovés et transformés en de superbes condos avec de hauts plafonds, parce que les promoteurs immobiliers ne construisent plus d’appartements avec des plafonds honorables comme au siècle dernier.
Les bâtisses revampées avaient drainé une population aisée de classe moyenne, comme les politiques, toutes orientations confondues, aiment les qualifier. Cette occupation du quartier par les nouveaux habitants a provoqué des changements sur la Dame (nom affectueux de notre rue Notre-Dame), les brocanteurs et les antiquaires cédèrent leurs boutiques à une nouvelle faune d’hommes d’affaires qui les ont recyclés en restaurants de luxe et en bars modernes. Les petits cafés rustiques de notre rue se sentant obligés de suivre la tendance, ils lancèrent des opérations de régénération de leurs échoppes. C’est la « gentrification » de notre quartier, on ne pourra que suivre l’air du temps si on tient à survivre, se justifient-ils.
Ainsi, mon petit café préféré avait subi une transformation drastique, au lieu des chaises et des tables habituelles, le propriétaire installa une sorte de comptoirs et de hauts tabourets en rangées parallèles couvrant toute la superficie. Les clients ne se retrouvaient plus dans cette nouvelle configuration, les anciens n’étaient plus assidus comme avant la métamorphose, mais le café avait attiré une nouvelle clientèle plus ou moins aisée. Des trentenaires bien mis et bien en forme ont investi les lieux.
Jeudi dernier, autour de 15h, j’étais au poste et il y avait mes collègues. Je dis « collègues » parce qu’ils travaillent tous à leur compte, comme moi, travailleurs autonomes qu’on les appelle ou à la pige et vivant seuls dans ce vieux quartier. Le travail se fait rare en ce début du siècle. Les entreprises n’engagent plus comme avant l’avènement du copier/coller et de la robotisation. Il y avait donc, Robert, l’écrivain réviseur, Roxane, la photographe, Éric, l’infographiste,  Yacine,  le journaliste et Paul, l’ancien antiquaire ainsi que l’artiste peintre Joseph en plus de quelques autres personnes. Les nouveaux clients de toute évidence, les locataires et les propriétaires des nouveaux condos sur le Canal. Tout était calme et serein comme d’habitude, Joseph râlait sur quelque chose, Paul discutait avec la photographe et le réviseur parlait fort contre Harper, celui qui a changé le visage du Canada en dix ans de règne lorsqu’une femme, très bien habillée et d’une élégance remarquable, est entrée dans le café. Elle est nouvelle. Tous les regards se sont portés sur elle, l’escortant jusqu’à sa table.
Une chevelure noire et lisse épouse les contours d’une courbe parfaitement distribuée tout le long d’un dos droit moulé dans la lumière du Nord.  Cette coupe laisse poindre une blancheur déroutante dont la diffraction frappe l’esprit de tout curieux dans ses parages.

Dans une langue ordinaire s’enquerra de son breuvage préféré. Un éclat difficilement discernable ni définissable comme un rayonnement provenant d’une source inconnue se dégage de son visage. Je vois des doigts encore très blancs, dansant sur le clavier de son ordinateur. Ils exécutent des pas d’une pièce inconnue. Des ongles à peine colorés assurent le rythme et le tempo. L’agilité de leur mouvement synchronisé avec le battement de ses cils, diffusent en clair une musique qui n’est audible qu’aux personnes douées de l’écoute supra sensorielle.

Cette symbiose en plus de sa beauté tranquille stupéfait toute l’assistance, car ses lèvres rouges embrassant le rebord de sa tasse de thé dessinent une petite bouche japonaise qui renvoie aux peuples de toutes les terres depuis la gent asiatique pour les traits délicats de son expression du jour, sa chevelure aux premières nations de notre territoire, la blancheur lactescente de sa peau aux peuplades du Nord. Elle représenterait la nouvelle humanité, elle serait le paysage de notre nouvelle terre, métisse miscible en toute proportion dans toutes les couleurs humaines  jusqu’à saturation. Tous (je parle de mes collègues mâles) voudraient l’approcher, la toucher et lui parler.

J’épiais Joseph, il va certainement l’aborder en premier comme à son habitude, mais, en réalité nous avions tous la même intention.
Éric, en captant la moelle des regards de ses copains du café, pensa d’emblée que Joseph ne s’attardera pas longtemps avant de bondir sur la nouvelle cliente. Paul comprit, lui aussi, qu’Éric devinait l’intention de Joseph qui ne laisserait pas passer une telle occasion. Premier contact, premier impact, se disait-il. Yacine observant ce manège, déduit qu’Éric avait vu juste concernant Joseph, qu’il n’allait pas attendre longtemps avant d’aborder en solo la nouvelle venue. Robert, perché sur son haut tabouret pensait qu’Éric n’avait pas tort concernant le projet de Joseph qu’il allait bientôt sauter sur l’occasion pour être le premier à parler avec la belle femme. Joseph, dissimulant son intention derrière son journal et ayant l’air absorbé par un article, complètement absent et désintéressé, savait qu’Éric et les autres avaient saisi son stratagème et qu’ils ne pensaient qu’à le contrer.
Roxane, en regardant ses copains de café, resta bouche bée et impassible devant l’effet que la nouvelle arrivée avait provoqué sur les garçons.
Elle attire tout et repousse tout comme un aimant sans bornes. Elle nous regarde en silence, semble puiser son bonheur dans cette dimension sans dimensions où tous les repères s’évanouissent dès qu’elle ouvre les yeux.

Dans mon petit coin, je pensais à elle, moi aussi, échafaudant des stratégies à fragmentations et d’autres composites pour neutraliser les visées de mes collègues d’une part et assurer le succès à mes manœuvres d’autre part. Je la suis du regard, déchiffrant sa position sociale et sa situation conjugale. Belle, vraiment belle. Elle a l’air d’une femme seule ou récemment libérée. Ce constat fait,  je tire une première conclusion. Elle ne restera pas seule pendant longtemps. Il vaut mieux l’aborder de suite.
Le silence nous enveloppe, le silence perdure, il s’installe entre nous, nous drape de son intimité. Nous voguons à présent insouciants du temps qu’il fait et du temps qui ne s’écoule plus. Rien ne bouge autour de nous ou plutôt tout roule comme la terre, mais nous ne ressentons aucun signe de durée ni d’espace. Sommes-nous ici, sommes-nous ailleurs?

— Puis-je partager votre espace, pas le vital bien sûr, je pourrais me mettre en face ou à côte de vous. Rien ne vous engage d’accepter ma proposition.
— Pourquoi?  dit-elle.
— Un souhait soudain qui vient de naitre dans ma tête, vous n’êtes pas obligée, bien évidemment, d’accéder à ma requête ni à supporter une discussion qui ne vous apporterait aucun agrément.
— Tant que vous n’empiétez pas sur mon territoire spatial et temporel en quatre dimensions, vous prendrez le tabouret que vous voudrez, cela ne me dérange pas.
Je suis le premier à partager l’espace intime de la belle femme. Je sais que mes collègues sont en train de penser à moi. J’occupe leurs petites méninges chargées de jalousie.
— C’est bien gentil de votre part et bien aimable…
— Je ne suis ni gentille ni aimable, cet espace est public et je n’ai rien fait d’extraordinaire pour mériter ces compliments.
Cette femme a du caractère et elle essaye de m’intimider. Il faut être très prudent pour bien mener cette affaire.
— D’accord, chacun dans sa bulle privée, mais on pourra tout de même échanger quelques paroles.
— Voyez-vous ce pronom indéfini «on» dans lequel vous m’avez incluse, sans me consulter est déjà un hameçonnage et c’est une bien mauvaise et curieuse entrée en la matière. Vous voulez occuper mon espace, le physique et le spirituel sans que je le veuille expressément. Je peux donc qualifier votre démarche d’invasion gratuite de mon mental ou d’intrusion indésirable dans mon univers.
— Je ne peux que m’incliner et déclarer forfait devant cette impeccable envolée, elle est fort pertinente par ailleurs. Maintenant que nous sommes occupés par cette brume diffuse et confuse dont les tenants et les aboutissants ne sont pas encore bien définis, puis-je, tout de même, mettre sur ce bois qui nous sépare et nous réunit en même temps une nouvelle idée, si vous ne voyez pas d’inconvénients?
— Cela dépend de sa couleur et de sa texture et de ses sous-entendus et de sa portée et de sa finalité. Est-elle d’ordre personnel? Est-elle d’intérêt public?
— Je ne peux l’affirmer pour le moment, mais, il me semble qu’elle comporte un certain intérêt pour notre genre.
Je sens, en même temps, que je me lance dans une entreprise hasardeuse. Cette femme est farouche et bien cultivée et hautement intelligente. Il faut user de toutes les délicatesses japonaises pour ne pas la froisser et prendre toutes les précautions pour prétendre l’apprivoiser.
— Annoncez la couleur et on verra si vos propos représentent un quelconque intérêt pour l’être humain que je suis et s’ils méritent d’occuper mon temps et mon esprit.
— Je sais que votre temps est précieux.
— Comment le savez-vous? Je n’aime pas les discours creux, ni les idées reçus, ni les poncifs. Pas de généralisations, non plus, ni de conclusions hâtives, ni de jugements sans fondements, les mots ne sont ni neutres ni innocents. Il faut les examiner sous tous les angles, extraire la moelle de chaque nuance qu’ils comportent, s’entendre donc sur leur généalogie, leur géographie et leur archéologie avant de les prononcer.
Je réfléchis et vite et mes pensées éparses et nombreuses se bousculent dans mon esprit. D’abord le constat, cette femme ne sera pas facile à convaincre ni à persuader ni à séduire. Savez-vous que vous avez de beaux yeux? Oh, c’est la fameuse réplique de l’acteur français, elle le sait, sûrement, c’est du réchauffé. Vous avez de la présence et des yeux qui invitent…, c’est dans « La caméra noire ». C’est de l’amour dont…, non, c’est l’incipit du livre «le temps qui court». Un regard, un sourire, un salut, une parole et l’amour vient au monde, mais, c’est un vers de poésie, déclamé dans le film « voyage de nuit ». Bon, improvisons! Mes mots s’effritent sans raison apparente, ils refusent de faire le saut dans le vide... Et si je lui parle du temps, des nuages, du soleil, du vent...
Un courant d’air gifle le journal de Joseph et m’arrache à mes cogitations. La fille vient juste de claquer la porte du café.


jeudi 3 décembre 2015

Lettre au Maire Coderre



Montréal, le 01 décembre 2015


 Bonjour Monsieur Coderre,

J’ai appris à travers la presse que vous avez engagé une personne à 1800$ par jour pour assurer la coordination de votre comité d’accueil des réfugiés syriens. J’aimerais bien contribuer à vos travaux, étant moi-même un ex-réfugié. Arrivé au Canada en 1995, je connais très bien la problématique des nouveaux arrivants.

En effet, ces dernières années, j’ai travaillé pour plusieurs organismes d’aide aux immigrants et aux réfugiés, comme le Centre d’Études Arabes pour le Développement (CEAD), Alternatives, CEDA. J’ai moi-même fondé des organismes pour l’intégration des nouveaux arrivants comme le centre canadien d’échanges linguistiques.

Je suis bénévole depuis plusieurs années dans l'accueil des nouveaux-arrivants (immigrants, réfugiés, étudiants). Nous avons formé des milliers de personnes dans notre organisme sans grands coûts. Je suis, par ailleurs, écrivain et poète et j’ai une chronique de contributeur au journal le Huffington Post Québec. À titre de travailleur autonome, je collabore également avec plusieurs organismes qui œuvrent dans le domaine du développement culturel et de la coopération internationale comme le PEN, Amnistie Internationale, Alternatives, le CEDA, l’Union des écrivains du Québec, le BICN (Basic Income Canada Network).
Je suis diplômé de l'université de Montréal en études arabes et en études islamiques et en études internationales et je parle plusieurs langues, l’anglais, le français, l’arabe, le berbère et l’espagnol. En plus, je suis le fondateur de l’association des écrivains de la diaspora arabe et berbère au Canada (ADAB) et de l’organisme « Passerelles » qui s’occupe de la promotion des littératures immigrantes. En 2011, j’ai lancé la maison d’édition « Beroaf » qui publie de la littérature générale (Roman, essai, poésie…)

Bref, vous auriez compris que je suis très impliqué sur le plan communautaire, c’est ce qui me permet de vous dire que je saurai accomplir cette tâche d’accueil des réfugiés syriens avec le plus grand professionnalisme.

Il est indécent de payer un coordinateur pour l’accueil des réfugiés 1800$/jour, cette pratique n’est pas loin du népotisme et de la corruption. Je ferai ce travail bénévolement, il ne coûtera rien aux deniers publics si vous engagiez mes services.

En attendant le plaisir de vous rencontrer ou de vous lire, je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Bien à vous.
SEK Beddiari, écrivain, poète, chroniqueur et professeur

mercredi 2 décembre 2015

Christine la musulmane



Le jour où une jeune étudiante québécoise, appelons-la Christine, a embrassé l’islam. Elle est arrivée voilée à notre huitième rencontre du cours Coran et Hadith (SRL 1210) de la Faculté de théologie et de sciences des religions à l’Université de Montréal, donné par le Professeur Shahram Nahidi à la Session Hiver 2010. Cette transformation avait illuminé le visage de l’enseignant. Il était fier de sa performance, comme s’il avait réalisé l’exploit du siècle.  Ce n’est plus un cours académique que vous donnez là, mais c’est du prosélytisme, dis-je. Vous avez terrorisé Christine durant le dernier cours et voici le résultat. Il n’était pas content de mon intervention, il m’a pris à part pour me donner un rendez-vous à son bureau pour en discuter.
Revenons au fil des événements pour comprendre ce qui a poussé Christine à se convertir à l’islam du voile.

C’était pendant la séance précédente, le septième cours qui traitait de l’eschatologie dans l’islam ou la question de l’au-delà dans le Coran et le Hadith.

Affichant un sourire mur à mur, enthousiaste et l’air triomphant, le professeur entame le cours, en soulignant, d’emblée, la supériorité de l’islam sur les deux autres religions monothéistes dans l’évocation de l’au-delà. La description y est fort détaillée, dit-il. S’affiche alors sur l’écran sa présentation PowerPoint de l’au-delà, du purgatoire, du Jour du Jugement Dernier, du Paradis, de l’Enfer et de l’éternité.

« La chronologie des événements lors du Jour du Jugement Dernier
L’archange Isrâphîl souffle de la trompette (le Coran) deux fois (le Hadith). La première fois, tous ceux qui sont encore vivants meurent (incluant les humains, les djinns?, les animaux, les plantes) et la deuxième fois les tombeaux s’ouvrent et tous les morts ressuscitent (incluant les humains, les djinns? et les animaux).
Le soleil s’éteint, les étoiles s’obscurcissent, les montagnes s’entrechoquent, les océans bouillent et s’assèchent. La terre vomit tous ses trésors, s’aplanit et se recouvre d’une fine poussière blanche. »

Et la page suivante montrait ceci.

«On arrive à un grand désert où tout le monde (juste et injuste) attend la rencontre avec Dieu.
Les poitrines s’ouvrent et toutes les intentions, les pensées, les actions de tous les individus sont mis à nu » […]
« Le Paradis est dévoilé et l’enfer est allumé. […]
Les injustes commencent à se blâmer, à craindre et à souhaiter de redevenir poussière.» […]
«La balance divine est amenée.
Dieu entre entouré de ses archanges et accompagné par ses Messagers. Une infinité d’anges chantent la gloire de Dieu jusqu’à ce qu’il s’assoit sur son trône. […]
Pendant une journée (50 mille ans) tous les individus ressuscités doivent passer devant Dieu pour une rencontre individuelle. Ceux qui pourraient être tentés de nier leurs actions, les membres de leur propre corps témoignent contre eux.»

Après cette terrifiante introduction, le professeur entre dans le vif du sujet en présentant le paradis de l’islam. Je vous donne quelques morceaux choisis.

« Il y a des jardins d’une grande magnificence.
Il y a des ruisseaux d’eau fraîche, du miel, du lait et du vin pur qui n’enivre pas. Ces ruisseaux coulent en dessous du Paradis.
Il y a une fontaine qui s’appelle salsabil. Il y a une fontaine qui s’appelle Kawthar.
Il y a des trônes couverts de coussins brodés de soie verte. Les habitants du Paradis s’habillent d’organza et de soie verte. Il ne fait ni chaud, ni froid. »
Il y a de belles jeunes femmes vierges aux grands yeux comme des perles cachées disposées à se marier avec les hommes du Paradis.
Il y a de beaux jeunes hommes qui tournent autour des habitants du Paradis pour les servir.

Arrive enfin la description de l’enfer pour terroriser ceux qui ne l’étaient pas encore.

« L’Enfer a huit portes. À chaque porte, il y a un gardien qui empêche les habitants de l’Enfer d’en sortir. »
[…]Les anges frappent les doigts et les cous des malfaiteurs.
Il y a l’obscurité partout malgré que beaucoup de feux soient allumés.
Les habitants de l’Enfer remplissent leurs estomacs d’un fruit dégoûtant ressemblant à des têtes de démons provenant  d’un arbre maudit. Ce fruit ne rassasie pas.
Une eau bouillante et putride est versée sur leur tête et ils en boivent. Cette eau continue son ébullition dans leur ventre.
Chaque fois que leur peau est brûlée, une nouvelle peau prend sa place afin que la souffrance dure encore et toujours. »

Comme ce n’était pas suffisant, il ajoute.

« Toutes sortes de tortures sont  infligées. Exemple : être  suspendu par les cheveux et  les seins ou la barbe; être  obligé de manger sa propre  chair ou la chair des autres, être frappé partout, avoir soif et  faim en permanence, avoir les  yeux crevés par du métal  brûlant, etc.»

À la question pourquoi il n’a pas introduit dans son cours les opinions et les avis critiques comme dans l’étude du Judaïsme et du Christianisme, pourtant il n’en manque pas dans la tradition islamique depuis al-Mawardi jusqu’à Mahmoud Mohamed Taha en passant par les penseurs et philosophes arabes et musulmans comme Al Kindi, Abul ʿAla Al-Maʿarri ,  Ali Datchi, Taha Hussein, Nasr Hamid Abu Zayd sans parler de tous les islamologues orientalistes. La réponse pour lui résidait dans l’approche postmoderniste de sa faculté. Nous enseignons l’islam tel qu’il est perçu par les croyants de cette religion. Tout est dit, l’aspect rationnel dans le traitement de cette matière est évacué ce qui donne des Christine voilées persuadées qu’ainsi elles éviteraient les affres de l’enfer islamique.